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Malgré ses incontournables atouts,
l’économie canadienne n’échappe pas à la crise. Mais le pays est bien placé pour
être un des premiers à sortir de l’ornière lorsque l’économie mondiale se sera
stabilisée. Vous pouvez anticiper en misant sur un placement diversifié en
actions.
Le Canada n’échappe pas à la crise mondiale, lui non plus. Il
s’attend pour cette année à une décroissance économique de 2,5 %. La
cause ? Les problèmes de son voisin américain qui absorbe les trois quarts
de ses exportations. Le reste va vers des pays qui, eux aussi, sont confrontés
au mauvais climat économique. Et le marché intérieur canadien ? Il souffre, lui
aussi. Les ménages gardent la main sur le portefeuille tant le futur est
incertain. Les entreprises voient leurs stocks s’accumuler et réduisent leurs
investissements, ce qui pèse sur l’emploi (8 % de chômage) et donc sur la
confiance du consommateur. Ajoutez-y la baisse des prix des matières premières,
dont le Canada est un gros producteur, et vous comprendrez que la situation est
tout sauf rose en ce moment. Malgré les mesures de soutien du gouvernement
(baisses d’impôts et des taux d’intérêt, programmes d’infrastructure, etc) il
est peu probable que les choses se redressent avant 2010.
POURTANT… Pourtant, le
Canada est mieux placé que les autres. Il souffre, mais sa dette publique est
sous contrôle après onze années consécutives d’excédents budgétaires : elle
ne représente que 22 % de son produit intérieur brut (PIB). Aucun pays du
G7 ne fait mieux ! Le plan de relance de (l’équivalent de) 25 milliards EUR
que le gouvernement a annoncé en début d’année va certes mettre le budget dans
le rouge, mais il n’y aura pas de dérapage de la dette. Mieux, selon
l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Canada
dispose toujours d’une marge de manoeuvre, tant au niveau fédéral qu’au niveau
provincial. De nouvelles mesures pourraient donc être prises. Un vrai
luxe... La banque centrale canadienne a aussi changé son fusil d’épaule. Elle
a décidé de laisser de côté pour le moment la lutte contre l’inflation (qui est
à 1,8 %) pour laisser descendre ses taux directeurs à 0,25 %. De quoi,
espère-t-elle, faire sortir l’économie du pays de l’ornière où elle est enlisée.
La marge de manoeuvre budgétaire dont le pays dispose le dispense de devoir
actionner la planche à billets, si bien que le dollar canadien ne risque pas de
voir sa valeur baisser du fait de l’afflux de billets. C’est une bonne chose,
d’autant qu’on a appris entre-temps que les banques canadiennes n’étaient que
peu empêtrées dans ce qu’on appelle les ‘actifs toxiques’. Pourquoi ? Parce
qu’il existe au Canada un cadre légal limitant l’endettement et la tolérance au
risque. Ce qui a permis aux banques de continuer à faire crédit au beau milieu
de la crise financière. Résumons : ses indicateurs économiques, la
compétitivité de ses entreprises, l’équilibre de ses comptes publics (et privés)
ainsi que les mesures fiscales et monétaires prises par son gouvernement font
que le Canada est bien placé pour être parmi les premiers à redémarrer lorsque
l’économie mondiale se sera stabilisée. Quant au dollar canadien, il est bon
marché, et il pourrait bénéficier du refus de la banque centrale à actionner la
planche à billets. Vous pouvez donc acheter des sicav d’actions canadiennes,
mais, là comme ailleurs, sans précipitation.
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POUR INVESTIR EN ACTIONS CANADIENNES |
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Produit |
iShares MSCI Canada |
SSgA Canada
Index |
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Type |
Tracker coté
en Bourse |
Sicav |
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Gestionnaire |
Barclays
GI |
State Street
GA |
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Indice de
référence |
MSCI
Canada |
MSCI
Canada |
|
Objectif |
Suivre son
indice |
Suivre son
indice |
|
Disponible |
En Bourse de New
York |
Chez votre interm.
financier |
|
Code ISIN |
US4642865095
(ticker :
EWC) |
FR0000018095 |
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Frais d’entrée |
Variable selon le
courtier |
2% max. (0% chez Deutsche
Bank) |
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Frais de
gestion |
0,52% |
0,60% |
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Dividende
? |
Semestriel |
Non,
capitalisation |
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Val. d’inv.
fin mai |
23,10 USD |
220,91 CAD |
QUELLE SICAV D'ACTIONS ? · Il n’y a pas
trente-six solutions, hélas, mais une seule : SSgA Canada Index Equity
Fund, autrefois Balzac Canada Index
(disponible entre autres auprès de la Deutsche Bank, **), dont la seule ambition
est d’égaler, et non de surpasser, son indice. Objectif atteint (voir
graphique). Les actions du secteur financier (Royal Bank of Canada, Toronto
Dominion Bank, Bank of Nova Scotia), du secteur énergétique (EnCana Corp.,
Suncor Energy) et des matières premières (Potash Corp., Barrick Gold)
représentent les trois quarts de son avoir. Intéressant. · Il y a aussi le
tracker iShares MSCI Canada dont le portefeuille est quasi
identique et qui est coté en dollars US en Bourse de New York. Mais son
dividende semestriel souffre de la double imposition. Ne pas acheter, il y a
mieux en Bourse de Toronto (voir notre article 'Trackers').
SSGA CANADA INDEX (en gras) ET BOURSE DE TORONTO (base =
100)
Cette sicav a atteint son
objectif : suivre au plus près l’indice de la Bourse de Toronto.
Intéressant.
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