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Les fluctuations des marchés financiers modifient les
équilibres à l’intérieur de tout portefeuille diversifié. Une crise boursière
fait des coupes sombres dans la partie ‘actions’ et augmente mécaniquement le
poids des obligations. Tôt ou tard, il faut rétablir les bons équilibres et
remettre son portefeuille sur les rails où on l’avait placé. Ce qui amène à se
poser cette question : faut-il retourner sur les mêmes
rails ?
Toute crise boursière laisse des traces dans les portefeuilles.
Elle fait des trous et elle bouleverse les équilibres qui ont été soigneusement
pesés. On l’a vu l’an dernier et au début de cette année. Avec des reculs de
50 %, on ne peut éviter les distorsions. Le comble est que si vous avez
diversifié votre avoir, comme on l’attend de tout bon père de famille, les
tensions sont encore plus grandes. En effet, alors que les marchés d’actions
plongeaient, les marchés obligataires, eux, grimpaient en force. Le graphique
ci-dessous le montre : débandade pour les sicav d’actions en dollars
américains, belle appréciation pour les sicav obligataires dans la même devise.
EVOLUTION DES ACTIONS (en gras) ET DES
OBLIGATIONS EN DOLLARS (base = 100)

La crise a été terrible pour les actions (en
gras). Mais les obligations, elles, ont gagné du terrain. Moralité : le
premier poste a perdu du poids et le second en a gagné dans les
portefeuilles.
ADAPTER SON PORTEFEUILLE La seule manière
d’éviter dans toute la mesure du possible de telles distorsions dans un
portefeuille est de le revoir régulièrement, autrement dit d’acheter et de
vendre pour limiter les écarts qui s’imposent à vous. Bien sûr, cela prend du
temps; bien sûr, cela coûte de l’argent – les frais de transaction et les taxes
boursières ne sont pas à négliger. Mais tôt ou tard il faut de toute façon
revoir les équilibres. La bonne attitude, c’est le pragmatisme. Passer son
portefeuille au peigne fin tous les mois, c’est sans doute en faire un peu trop.
Les frais de transaction peuvent être élevés. Mais tous les six mois, et
certainement tous les ans, ça n’est sûrement pas du luxe. Tout détenteur
d’un portefeuille doit aussi en revoir la répartition quand son profil de risque
change. Son profil de risque ? Oui. Il se peut qu’une crise comme celle que nous
avons vécue modifie votre attitude face aux actions et vous amène à en réduire
le poids dans votre portefeuille. De plus, votre horizon de placement se
rétrécit avec le temps, ce qui implique de le revoir régulièrement. On
n’investit à long terme que l’argent dont on est sûr qu’on n’en aura pas besoin
pendant une durée assez longue. C’est et cela doit rester la règle numéro
un.
EXEMPLES · La règle numéro deux, c’est
la diversification. Diversification au sein de votre avoir en (sicav d’)actions, mais,
mieux encore, diversification entre actions et obligations. Pour vous aider dans
cet exercice, nous avons mis au point des portefeuilles types (vous
les trouverez sur notre site, rubrique 'Stratégie' de Fonds et Sicav) qui se
fondent sur différents horizons de placement et différents profils de risque. A
vous de les utiliser comme fil rouge dans la répartition de vos avoirs. · Ces portefeuilles types évoluent selon les
marchés financiers et les perspectives d’avenir de leurs différents postes.
Aujourd’hui, nous estimons qu’il est temps de racheter des actions. La
valorisation de plusieurs actions se fonde en effet sur des scénarios
relativement pessimistes. Il y a donc des occasions à saisir. Agissez toutefois
sans vous précipiter, compte tenu des nombreuses incertitudes qui subsistent
encore. · Le tableau ci-dessous rend
compte de l’impact de la crise sur la part des actions dans nos portefeuilles.
Vous y trouverez la part d’actions que chaque portefeuille comprenait au moment
où la situation a commencé à se détériorer en 2007 et ce qu’il en était advenu
fin mai 2009. Pour un portefeuille défensif dont l’horizon de placement est de 5
ans, cette part est tombée de 40 à 25 %. Subir la crise sans
réagir revient donc à accepter que la part des obligations dans ce portefeuille
monte de 60 à 75 % (voir tableau). A l’intérieur de ces deux grands
compartiments, il y a aussi des glissements. Ainsi, la part des sicav d’actions
belges et australiennes a quasiment diminué de moitié au profit des sicav
d’obligations en dollars US et en yens. · Le résultat ? Des portefeuilles qui
aujourd’hui sont moins risqués. Mais cette réduction du risque entraîne
automatiquement que de tels portefeuilles vont rapporter moins à terme. Si vous
n’êtes pas d’accord, il faut en revoir la composition. Comment ? C’est ce
que nous vous proposons ci-dessous.
|
L’IMPACT DE LA CRISE SUR LA PART
DES ACTIONS DANS NOS PORTEFEUILLES (en
%)
|
| |
5
ans |
10
ans |
20
ans |
| |
de |
à |
de |
à |
de |
à |
|
Défensif |
40 |
25 |
55 |
40 |
80 |
70 |
|
Neutre |
50 |
35 |
65 |
50 |
85 |
75 |
|
Dynamique |
65 |
50 |
80 |
70 |
95 |
90 | Pour comprendre : entre le
moment où la crise a éclaté, en 2007, et fin mai dernier, la part des actions
dans notre portefeuille neutre à l’horizon temporel de 10 ans est passée de 65 à
50 %.
En échange, la part des obligations – en meilleure forme, il est vrai – a
augmenté, elle.
COMMENT COMPOSER UN
PORTEFEUILLE
· Les graphiques en tarte disponibles dans la
rubrique 'Stratégie' vous donnent les répartitions de
portefeuille que nous conseillons en ce moment pour des horizons temporels de 5,
10 et 20 ans. Si vous avez besoin d’aide pour déterminer votre stratégie, allez
à la rubrique ‘Quel placement pour mon profil?’ et
choisissez 'Option 8 : je cherche une stratégie de portefeuille
globale'. · Constituer un portefeuille équilibré va bien
au-delà d’acheter et de vendre des parts de sicav. Tous les meubles ne vont pas
dans tous les intérieurs. Or, lorsqu’on achète des sicav, c’est pour les voir
fructifier des années durant. C’est le but de nos neuf ‘portefeuilles à la
carte’. Ils doivent vous servir de balises pour constituer votre propre
portefeuille. · Pour ce faire, tenez compte de quatre éléments
essentiels : – la composition d’un portefeuille dépend d’une part du
risque que vous acceptez de prendre et d’autre part de votre horizon
de placement. Ces deux éléments sont
strictement personnels. Plus vous acceptez de prendre des risques et plus la
durée pendant laquelle vous n’avez pas besoin de votre argent est longue, plus
vous pouvez acheter des actions au détriment des obligations. Et
inversement. Pourquoi ? Parce que si à long terme les actions offrent encore
toujours le potentiel le plus élevé, à court terme les choses peuvent déraper. A
court terme, les actions sont donc le placement le plus risqué. Mais si vous
pouvez vous passer de votre argent pendant 5 ans ou plus et que les fluctuations
de la Bourse ne vous empêchent pas de dormir, alors les actions sont pour vous
; – les relations réciproques entre les différentes
catégories de placement d’un
portefeuille doivent être examinées de près. La règle numéro deux du placement
réussi est en effet la diversification, c’est-à-dire la répartition du risque.
Mais pas n’importe quelle répartition. Combinant des sicav d’actions françaises
et allemandes n’a aucun sens parce que ces deux types de sicav évoluent
quasiment de manière parallèle. Par contre combiner l’un de ces deux types de
sicav avec une sicav d’obligations est une bonne chose. Les obligations
réagissent différemment des actions (voir graphique) ; – la vision que l’on a sur le potentiel des diverses catégories de placement est
aussi un élément capital. C’est le futur qui compte, pas le passé. Nos conseils
d’achat et de vente, nos analyses vous informent sur les différentes catégories
de placement qui se présentent à vous ; – enfin, il faut choisir une sicav dans les catégories que nous
recommandons. Dans nos analyses, nous tenons compte de nombreux facteurs comme
les frais, la capacité des gestionnaires à dégager de bons rendements, le risque
encouru, le contenu du portefeuille. Ne tenir compte que des prestations
(forcément passées) n’est pas la bonne approche. Par contre, une sicav qui
réussit nos tests et appartient à une catégorie offrant un potentiel est
intéressante à acheter. Faut-il en déduire que cette sicav doit être achetée
? Non. Cela dépend de votre profil de risque et de la composition de votre
portefeuille. Mais une fois que ces choix sont faits, vous pouvez vous laisser
guider par notre sélection de sicav. · Si vous suivez nos recommandations, vous
disposerez d’un portefeuille comprenant des sicav émises par différents
promoteurs. Demandez à votre institution financière habituelle combien de frais
de garde elle demande pour les ‘fonds de tiers’. Et sachez que certaines
institutions, comme BinckBank, Keytrade Bank et Rabobank.be, ne demandent
pas de frais de garde, elles.
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